Le comparatif indépendant des abonnements mobile, internet et TV en Suisse.
Il n'y en a pas. Le meilleur abonnement mobile suisse dépend de trois choses que personne ne peut décider à votre place : combien de data vous consommez réellement, si vous quittez le pays, et quel réseau passe chez vous.
Un gros consommateur sédentaire trouvera son bonheur autour de dix francs avec de la data illimitée en Suisse et aucun roaming. Quelqu'un qui traverse la frontière chaque mois paiera trois fois plus, et ce sera justifié. Un usage léger se contente de quelques gigaoctets à moins de cinq francs.
C'est pourquoi notre comparateur trie par prix croissant sans pondération et vous laisse filtrer : nous n'avons aucun classement « meilleur choix » à vous vendre, parce qu'il serait faux pour la majorité des visiteurs.
Un abonnement mobile suisse illimité ne l'est presque jamais tout à fait. Deux réserves reviennent chez la quasi-totalité des opérateurs.
Le palier de pleine vitesse. Beaucoup de forfaits annoncent « illimité, dont 100 Go à la vitesse maximale ». Au-delà, vous n'êtes ni coupé ni facturé, mais le débit est réduit jusqu'au cycle suivant. Pour un usage courant, ce plafond n'est jamais atteint.
La portée géographique. « Illimité » vaut pour la Suisse. La data à l'étranger est une enveloppe séparée, souvent absente des forfaits d'entrée de gamme — y compris ceux qui affichent le mot « illimité » en grand.
Notre filtre « data illimitée » ne retient que les forfaits sans plafond de volume en Suisse. Le détail du palier de vitesse est indiqué sur chaque ligne.
La plupart des gens surestiment leur consommation, parce qu'ils comptent l'usage total de leur téléphone alors que l'essentiel passe par le wifi de la maison et du bureau.
Quelques repères, hors wifi : la navigation et la messagerie tiennent dans deux ou trois gigaoctets par mois. Ajoutez le streaming musical quotidien, comptez cinq. Les cartes et la navigation GPS consomment moins qu'on ne croit, quelques centaines de mégaoctets. C'est la vidéo qui pèse : une heure de streaming en haute définition coûte environ un gigaoctet et demi.
Le seuil pratique se situe autour de dix gigaoctets. En dessous, un forfait à volume limité revient moins cher. Au-dessus, l'illimité devient plus économique au gigaoctet — et il supprime l'angoisse du compteur.
Regardez votre consommation réelle des trois derniers mois dans les réglages de votre téléphone avant de choisir. C'est cinq minutes, et c'est le seul chiffre qui compte.
Un abonnement mobile suisse illimité en Europe existe, mais il est rare et le mot « illimité » y cache un seuil d'usage raisonnable, généralement entre quarante et soixante gigaoctets par mois.
Trois cas de figure, trois réponses différentes.
Vous partez une ou deux fois par an. Gardez un forfait suisse sans roaming et achetez une eSIM locale pour la durée du séjour. Quelques francs contre plusieurs gigaoctets, activée depuis la Suisse avant le départ.
Vous traversez la frontière chaque mois. Un forfait avec roaming européen inclus se rentabilise. Vérifiez la liste nominative des pays : le Royaume-Uni, la Norvège et les Balkans sont les frontières où les listes divergent le plus.
Vous voyagez hors d'Europe. Presque aucun forfait suisse ne couvre correctement les États-Unis, l'Asie ou l'Amérique du Sud. L'eSIM par destination est la seule réponse économique.
Le sans-engagement est devenu la norme en Suisse, y compris chez les grandes marques. Il ne coûte plus le supplément qu'il coûtait il y a dix ans.
L'engagement de vingt-quatre mois se rencontre encore dans deux situations. La première est légitime : un téléphone subventionné, dont le solde reste dû si vous partez avant terme. La seconde l'est moins : une promotion conditionnée à l'engagement, où le prix « sans engagement » affiché à côté sert surtout à faire paraître la remise plus grande qu'elle n'est.
Notre comparateur distingue les deux. Une offre dont le prix « avant » est en réalité le tarif sans engagement n'est pas comptée comme une promotion — l'afficher parmi les meilleures remises aurait donné un classement flatteur et faux.
Le marché suisse a beaucoup bougé. Un forfait mobile suisse avec appels et SMS illimités se trouve aujourd'hui sous les dix francs, et l'entrée de gamme descend en dessous de cinq francs pour de petits volumes de data.
Ces prix sont réels, mais ils viennent presque toujours d'un MVNO — une marque qui loue le réseau d'un des trois opérateurs plutôt que d'exploiter le sien. La couverture est identique à celle du réseau hôte : c'est le service client, l'absence de boutique et la simplicité de la gamme qui font l'écart de prix.
Deux vérifications avant de signer un tarif très bas : la durée du rabais, et ce que le forfait ne contient pas. Un prix cassé sur un forfait sans roaming et sans appels internationaux n'est une bonne affaire que si vous n'en avez pas l'usage.
Deux logiques s'affrontent, et la bonne dépend de l'âge.
Le prépayé convient aux plus jeunes : pas d'engagement, pas de facture qui dérape, un budget fixé à l'avance. La contrepartie est le prix au gigaoctet, nettement plus élevé, et la recharge à ne pas oublier.
L'abonnement sans engagement devient plus rationnel dès que la consommation devient régulière. Plusieurs opérateurs proposent des tarifs jeunes avec restriction d'âge, souvent bien placés — notre filtre permet de les afficher seuls, ou de les masquer si vous n'y avez pas droit.
Le point à ne pas négliger est le contrôle de la consommation : certaines offres permettent de plafonner la data ou de bloquer les numéros surtaxés, d'autres non. Cette information vaut plus que deux francs d'écart mensuel.
Le prépayé garde trois usages où il reste imbattable : un séjour court en Suisse, une consommation faible et irrégulière, et une deuxième ligne — professionnelle, de dépannage, ou pour un adolescent.
Partout ailleurs, l'abonnement gagne, et de loin. Le prépayé se paie cher au gigaoctet ; c'est le prix de la souplesse.
Le piège classique consiste à garder une carte prépayée « au cas où » en la rechargeant tous les six mois. Sur une année, cela revient souvent plus cher qu'un abonnement d'entrée de gamme sans engagement — qui, lui, ne se désactive pas pour cause d'inactivité.
Les prix de ce comparateur ne sont ni saisis à la main ni repris d'un agrégateur. Ils sont relevés automatiquement sur les pages produit officielles des opérateurs, avec un outil qui charge réellement la page comme le ferait un navigateur — ce qui permet de lire aussi les tarifs affichés par du JavaScript, invisibles à un simple téléchargement de page.
Chaque offre porte sa date de dernier relevé, et nous conservons l'historique : vous pouvez voir sur la fiche d'un forfait si son prix a monté ou baissé depuis que nous le suivons. C'est la seule façon de savoir si un tarif annoncé comme une bonne affaire en est vraiment une.
La méthodologie complète est publiée dans nos mentions légales.
Le classement par défaut est le prix mensuel croissant, sans pondération d'aucune sorte. Aucune offre n'est remontée contre rémunération, et Comparasuisse ne perçoit aucune commission à ce jour.
Chaque ligne indique le réseau porteur — Swisscom, Sunrise ou Salt — et non seulement la marque. C'est l'information la plus utile de la page : elle vous dit que deux forfaits au prix très différent captent exactement pareil.
Quand un prix est en promotion, le tarif catalogue est affiché à côté, barré, avec la nature du rabais : à vie, sur vingt-quatre mois, ou à durée limitée. Une offre dont l'échéance est passée sort du comparateur plutôt que d'y rester à un prix qui n'existe plus.
L'abonnement mobile le moins cher aujourd'hui est Quickline Mobile L à 9.— CHF/mois en promo 24 mois (au lieu de 29.—). Il inclut la data illimitée en Suisse (jusqu'à 1 Gbit/s en 5G), les appels illimités et 5 Go d'itinérance. Après 24 mois, l'abonnement passe au tarif standard. Pour du sans engagement à prix cassé, Coop Mobile Swiss S à 11.95 CHF/mois est une alternative avec rabais à vie.
Wingo utilise le réseau Swisscom, considéré comme le meilleur réseau mobile suisse en couverture et débit 5G. Wingo est une marque low-cost 100% en ligne lancée par Swisscom en 2015 pour concurrencer Sunrise et Salt sur le segment des abonnements sans engagement.
Yallo utilise le réseau Sunrise depuis son rachat par Sunrise en 2015. C'est la marque low-cost du groupe Sunrise, positionnée sur les abonnements mobiles et internet à prix agressifs.
Coop Mobile et Migros Mobile utilisent tous les deux le réseau Swisscom via un accord MVNO (opérateur mobile virtuel). Ces deux marques de la grande distribution suisse profitent ainsi de la couverture 5G Swisscom tout en proposant des prix ~50-70% inférieurs à la marque Swisscom directe.
La portabilité du numéro est un droit garanti par la loi suisse (LTC art. 28) et est gratuite. Il suffit d'ouvrir un abonnement chez le nouvel opérateur en indiquant que vous conservez votre numéro — celui-ci se chargera d'informer votre ancien opérateur. Le transfert prend généralement entre 1 et 5 jours ouvrables et se fait sans interruption de service.
GoMo et Spusu utilisent tous les deux le réseau Salt. GoMo est la marque low-cost lancée par Salt (leur propre page d'aide renvoie vers salt.ch pour les questions d'interruption réseau). Spusu est un opérateur virtuel d'origine autrichienne présent en Suisse depuis peu, opérant lui aussi sur l'infrastructure Salt. Les deux exploitent donc la même couverture 5G qu'un abonnement Salt direct, à un prix nettement inférieur.
Parmi les opérateurs récemment ajoutés au comparateur (Netplus, iWay, GoMo, Spusu, MaxiConnect), le moins cher est spusu 1 à 4.80 CHF/mois, mais avec 1 Go de data seulement. À 9.90, spusu 10 offre 10 Go dont 3 Go de roaming UE, et MaxiMobile Small 5 Go sans roaming. Pour cinq centimes de plus, GoMo Suisse à 9.95 donne de la data illimitée en Suisse : c'est le meilleur rapport du lot dès que tu consommes un peu. Sur l'ensemble du catalogue, les tarifs les plus bas sont Mucho Nano à 3.90 et Mucho Mini à 7.90, tous deux en promo à durée limitée.
GoMo est la marque low-cost 100% en ligne lancée par Salt en 2022, opérant intégralement sur le réseau mobile Salt — le troisième réseau suisse, classé « exceptionnel » au test Connect 2026 avec 99.9% de couverture et de la 5G disponible sur l'essentiel du territoire. En termes de qualité réseau et de couverture, un abonnement GoMo est donc strictement équivalent à un abonnement Salt direct. GoMo propose trois forfaits : GoMo Suisse à 9.95 CHF/mois (illimité en Suisse, dont 100 Go à pleine vitesse), GoMo+ à 12.95 (illimité en Suisse plus 5 Go en Europe) et GoMo Europe à 19.95 (roaming UE illimité). Tous à prix garanti à vie, sans engagement, avec activation offerte. Le support client est en ligne uniquement (pas de boutique physique).
Un MVNO (Mobile Virtual Network Operator, ou opérateur mobile virtuel) est un opérateur qui ne possède pas sa propre infrastructure d'antennes 4G/5G, mais qui loue celle d'un des trois grands opérateurs de réseau suisses : Swisscom, Sunrise ou Salt. Cela lui permet de proposer des prix plus bas tout en offrant strictement la même couverture et la même qualité réseau que l'opérateur hôte.
Sur réseau Swisscom en 2026 : Wingo, Coop Mobile, M-Budget Mobile, Migros Mobile, Mucho.
Sur réseau Sunrise : yallo, Talk Talk, Aldi Mobile, Digital Republic, Galaxus, CHmobile, Lebara, Swype, Teleboy, Quickline et Netplus.
Sur réseau Salt : GoMo, Spusu, Lidl Connect, Post Mobile, Lycamobile, Mtel, VTX, Sky et iWay.
MaxiConnect fait exception : il laisse choisir entre Swisscom et Salt au moment de souscrire.
Choisir un MVNO permet typiquement d'économiser 30 à 70% par rapport à un abonnement direct chez l'opérateur hôte, sans compromis sur la couverture ni les débits.